par Diana Mandia
Wall Street est attendue en légère hausse et les Bourses européennes progressent mardi à mi-séance avant de clôturer un trimestre marqué une fois de plus par les tensions géopolitiques, ce qui ne devrait pas empêcher l'indice Stoxx d'enregistrer de solides gains sur la période.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,12% pour le Dow Jones DJ:DJI, de 0,13% pour le Standard & Poor's-500 CBOE:SPX et de 0,24% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 EURONEXT:PX1 gagne 0,53% à 8.411,81 points vers 11h39 GMT. À Francfort, le Dax XETR:DAX avance de 1,56% et à Londres, le FTSE 100 CURRENCYCOM:UK100 prend 1,15%.
L'indice EuroStoxx 50 VELOCITY:STOXX50 gagne 1,27%, le FTSEurofirst 300 FTSE:E3X 1,16% et le Stoxx 600 TVC:SXXP 1,12%.
Ce dernier a par ailleurs atteint un record de 643,55 points et s'achemine vers sa plus forte hausse trimestrielle depuis octobre 2020, porté par l'espoir d'un apaisement durable des tensions au Moyen-Orient et par les groupes liés à l'IA, malgré les récentes turbulences rencontrées par leurs homologues américains.
Un optimisme prudent stimule les actions européennes, tout comme le reflux rapide des cours du pétrole depuis la signature d'un accord-cadre entre les États-Unis et l'Iran ce mois-ci, le Brent oscillant autour de 73 dollars le baril, soit des niveaux similaires à ceux observés avant le début de la guerre au Moyen-Orient.
Malgré les incertitudes quant aux négociations à venir entre Washington et Téhéran, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner devaient arriver à Doha mardi pour rencontrer les médiateurs qataris. Aucune réunion de haut niveau n'est toutefois prévue entre les deux camps, a déclaré mardi un porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères.
"Cette dynamique plus positive des prix de l'énergie, même si le prix du gaz en Europe baisse plus lentement, est un facteur très positif pour l'économie mondiale. En particulier, il devrait éviter une surréaction des politiques monétaires. D'où nos vues plus modérées que le marché sur la trajectoire des taux directeurs des grandes banques centrales", écrivent dans une note les analystes de LBP AM.
Les chiffres préliminaires de l'inflation publiés ce mardi en France reflètent également cette accalmie sur les marchés de l'énergie, avec un ralentissement plus marqué que prévu des prix en juin.
L'inflation a également ralenti en juin dans quatre Länder allemands, ce qui laisse penser que le taux d'inflation national, qui sera publié plus tard dans la journée, pourrait s'atténuer ce mois-ci.
La chute des prix du pétrole devrait être bien accueillie par les banquiers centraux, réunis à Sintra, au Portugal, à l'occasion du conclave annuel de la Banque centrale européenne (BCE), mais certains d'entre eux ont averti que les coûts énergétiques restaient encore élevés et que l'impact sur l'économie continuerait de se faire sentir pendant un certain temps.
"Le choc des prix de l'énergie qui a débuté avec le conflit au Moyen-Orient n'est pas terminé, il est toujours présent dans le système ; je m'attends donc à ce que les taux d'inflation restent nettement supérieurs à notre objectif", a déclaré mardi Joachim Nagel, président de la Bundesbank allemande.
Si l'accalmie des cours de l'énergie allège la pression qui pèse sur les responsables de Francfort pour qu'ils relèvent les taux d'intérêt lors de la réunion de juillet, les arguments en faveur d'une légère hausse ultérieure restent solides, ont dit quatre sources à Reuters.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
À Paris, le luxe est pénalisé par Kering EURONEXT:KER, qui recule de 5,8% après qu'une conférence téléphonique organisée avant la publication de ses résultats du deuxième trimestre a suscité des inquiétudes chez les analystes quant au rythme de reprise du groupe et à la faisabilité de ses prévisions.
À Francfort, Siemens Energy XETR:ENR progresse de 5,8% après avoir de nouveau fait état d'une vigueur de la demande et d'une solidité du marché.
Sainsbury's LSE:SBRY prend 2,2%, le deuxième groupe de supermarchés britannique ayant laissé inchangée sa prévision de bénéfice pour l'ensemble de l'année malgré un ralentissement de la croissance de ses ventes au premier trimestre.
Sur le plan sectoriel, les valeurs technologiques (.SX8P) de distinguent une nouvelle fois mardi avec un gain de 1,89%, mettant en évidence l'attrait de cette industrie à un moment de forte demande en infrastructures d'IA.
Le fabricant d'équipements pour semi-conducteurs ASML EURONEXT:ASML avance de 4%, STMicroelectronics EURONEXT:STMPA 2,4% et et Infineon XETR:IFX 3,5%.
La défense (.SXPARO) connaît également une bonne performance ce mardi (+2,2%).
TAUX
Les rendements obligataires reculent mardi en Europa grâce aux derniers chiffres d'inflation et à l'accalmie des prix du pétrole.
Le rendement du Bund allemand à dix ans (DE10YT=RR) cède 1,1 point de base à 2,8925%, tandis que celui de l'obligation à deux ans (DE10YT=RR) perd 2 points de base à 2,5203%.
En France, le rendement de l'OAT à dix ans (FR10YT=RR) ressort pour sa part à 3,6331%, également en légère baisse.
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a par ailleurs averti mardi dans un rapport consacré à la France que la deuxième économie de la zone euro risquait de voir sa dette s'alourdir encore davantage si elle ne mettait pas en oeuvre des coupes budgétaires plus importantes et ne relançait pas la réforme des retraites.
Le marché obligataire est calme aux Etats-Unis avant la publication de nouvelles données sur le marché de l'emploi et la confiance des consommateurs plus tard dans la journée.
Le rendement des Treasuries à dix ans TVC:US10Y ressort à 4,3744% et celui du tritre à deux ans (US2YT=RR) à 4,1085%.
CHANGES
Le dollar gagne 0,25% face à un panier de devises de référence TVC:DXY, porté par les anticipations d'une politique monétaire plus restrictive de la part de la Réserve fédérale (Fed), ce qui a entraîné une chute du yen japonais à des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis 1986, attisant une nouvelle fois les craintes d'une intervention directe de la part de Tokyo.
L'appréciation du billet vert met également l'euro sous pression, qui recule de 0,2% à 1,1397 dollar FX:EURUSD
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont stables mardi mais sont en passe d'enregistrer leur plus forte baisse trimestrielle depuis le début de la pandémie de COVID-19 en 2020 grâce aux espoirs d'une paix durable au Moyen-Orient.
Le Brent ICEEUR:BRN1! ressort à 72,93 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) NYMEX:CL1! à 70,75 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 30 JUIN :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT | |
USA 14h00 Enquête JOLTS mai 7,300 mlns 7,618 mlns | USA 14h00 Confiance des consommateurs juin 94,6 93,1 |
* première estimation
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)