Les ventes de voitures neuves ont affiché une progression de 11,4% en juin sur un an, mais en tenant compte des deux jours ouvrés supplémentaires par rapport à juin 2025, la hausse n'atteint que 1,2%, annonce mercredi la Plateforme automobile (PFA).
"En réalité le marché stagne, il est exactement ce qu'il est depuis le début de l'année", a déclaré à l'AFP une porte-parole de cette organisation qui fédère les constructeurs et les équipementiers automobiles français.
"C'est plutôt un marché assez plat et qui reste assez bas par rapport à son niveau d'avant la (pandémie de) Covid" en 2019, quand la moyenne mensuelle s'établissait à 250.000 immatriculations.
Au cours du mois écoulé, 188.787 voitures particulières neuves ont été immatriculées, toutes marques et motorisations confondues, ce qui reste inférieur de 18% au niveau des ventes de juin 2019.
Sur l'ensemble du premier semestre, 857.166 ventes ont été recensées, soit une hausse de 1,8% sur un an mais un plongeon de 26,5% par rapport aux ventes de voitures neuves lors du premier semestre 2019, avant la crise sanitaire.
Dans ce marché morose, "il y a une pression très forte des constructeurs chinois, avec MG et BYD qui cumulent à eux seuls 10.000 (ventes de) voitures" le mois dernier, a souligné la porte-parole de la PFA.
"Ils progressent très vite alors que les acteurs traditionnels ont plus de mal et sont plutôt en stagnation", a-t-elle observé.
Autre point notable: la progression des ventes de voitures électriques se poursuit, avec une part de marché de 30% en juin et de 28% sur les six premiers mois de l'année.
Selon la PFA, cette croissance des ventes des modèles électriques résulte notamment de l'élargissement de l'offre (avec plus de 180 modèles) et de la baisse des prix liée à la commercialisation de nouveaux modèles d'entrée de gamme (comme la R5 et Twingo de Renault ou la eC3 de Citroën).
Les politiques publiques ont également contribué à alimenter cette dynamique, notamment la loi imposant l'électrification des flottes d'entreprise ou encore les aides à l'acquisition de véhicules électriques, via un "leasing social", qui doit rouvrir ce mois-ci.
En raison du décalage de quelques mois entre l'enregistrement de la commande et l'immatriculation, les effets sur les ventes de l'édition de l'automne 2025 de cette aide publique ont été ressentis lors du premier semestre 2026.
L'impact de la hausse des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient sur le choix du type de motorisation commence probablement à jouer sur les ventes, puisque les voitures commandées en février ont commencé à être immatriculées depuis le mois d'avril, a observé la porte-parole de la PFA.