Les ventes du constructeur automobile américain General Motors, numéro un aux Etats-Unis en parts de marché, ont reculé de 4,2% sur un an au deuxième trimestre dans un contexte d'envol des prix des hydrocarbures du fait de la guerre au Moyen-Orient.
Le géant du Michigan a ainsi livré 714.896 véhicules neufs entre avril et juin, contre 746.588 sur la même période de 2025.
L'ensemble des marques ont subi un recul qui a néanmoins été très limité pour GMC (-0,3%), tandis que Buick (-7,5%) et Cadillac (-19,2%) ont été plus affectées. De son côté, Chevrolet a vu un repli de 3,9% sur un an.
"GM mène toujours les ventes de grands pick-up et de grands SUV, reste le numéro deux des ventes de véhicules électriques aux Etats-Unis et continue de proposer six modèles abordables Chevrolet et Buick, avec un prix de vente conseillé d'environ 30.000 dollars ou moins", a relevé le groupe dans un communiqué.
Sans donner de chiffre spécifique, il a affirmé avoir gagné des parts de marché dans les véhicules électriques pour atteindre 13,5% à 14%, soit un point de pourcentage de mieux qu'un an plus tôt.
Le cabinet Edmunds avait anticipé pour GM la vente de 708.053 véhicules au deuxième trimestre.
Il s'attend à ce que les constructeurs, toutes origines confondues, aient écoulé plus de quatre millions de véhicules neufs sur le marché américain entre avril et juin, en recul de 1% sur un an mais en hausse d'environ 11% d'un trimestre sur l'autre.
"Le deuxième trimestre a démarré avec quelques cahots du fait de la hausse des prix des carburants qui a temporairement plombé les ventes d'avril", a commenté Jessica Caldwell, directrice d'Insights d'Edmunds, dans un communiqué.
"Mais un fort rebond en mai et en juin a démontré que les acheteurs ayant un besoin immédiat de véhicule neuf ne peuvent pas patienter indéfiniment", a-t-elle poursuivi.
Selon elle, les taux d'intérêts autour de 7% en moyenne en cas de crédit à l'achat pèsent également sur les ventes.
Dans la foulée des premières frappes américaines et israéliennes sur l'Iran fin février et de la propagation du conflit à une partie de la région, le cours des hydrocarbures a bondi.
Aux Etats-Unis, le gallon d'essence ordinaire (3,78 litres, volume de référence dans le pays) est passé d'environ 3 dollars en moyenne avant la guerre à plus de 4,50 dollars, selon l'association automobile américaine AAA.
Grâce à la baisse des tensions géopolitiques, le prix est repassé récemment sous la barre des quatre dollars.