Le gouvernement grec a annoncé lundi qu'il ne prolongerait pas une mesure adoptée dans le sillage du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient pour limiter la hausse des prix sur les produits des supermarchés sur fond de bond de l'inflation.

Le ministre du Développement, Takis Theodorikakos, a assuré qu'industriels et chaînes de supermarchés s'étaient engagés en retour à maintenir les prix inchangés de nombreux produits de base pendant toute la période estivale.

Les prix de près de 2.000 références de produits "vont se maintenir stables" pendant les deux mois d'été, a-t-il indiqué à l'issue d'une réunion sous l'égide du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

Le 11 mars, la Grèce avait annoncé le plafonnement sur les marges bénéficiaires des produits vendus dans les supermarchés et sur les prix des carburant afin d'éviter la spéculation sur ces prix qui avaient connu une hausse en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Cette mesure avait été adoptée pour trois mois.

En mai, le taux des prix à la consommation a bondi à 5,2% sur un an, porté par les prix du logement (+11,6%), des transports (11,5%), de l'hôtellerie-restauration-cafés (+8,5%) et d'alimentation (+3,5%), selon l'office des statistiques Eltsta.

Réaffirmant que "la cherté de la vie et la priorité du gouvernement", le ministre a promis que d'ici le 1er septembre des mesures seraient mises sur pied pour "des réductions drastiques de prix sur des produits de base largement utilisés par les ménages grecs".

Le porte-parole du gouvernement Pavlos Marinakis a indiqué qu'une baisse des prix des carburants était observée depuis dix derniers jours, liée à la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le coût de la vie reste la principale préoccupation des Grecs dont les salaires restent bas et sera l'un des enjeux majeurs des prochaines élections législatives prévues au printemps 2027.

Kyriakos Mitsotakis, bien qu'en perte de vitesse dans les intentions de vote, a annoncé de longue date qu'il briguerait un troisième mandat alors que les médias bruissent de rumeurs sur un scrutin anticipé dès cet automne.