
L'économie britannique a crû de 0,6 % au cours du trimestre de janvier à mars 2026, conformément aux attentes, d'après les chiffres publiés par l'Office for National Statistics (ONS).
Les dernières estimations montrent que la croissance a été soutenue par des gains dans l'ensemble des principaux secteurs de l'économie, le secteur des services apportant la contribution la plus importante.
L'ONS a estimé que le produit intérieur brut (PIB) réel du Royaume‑Uni a augmenté de 0,6 % au premier trimestre 2026, sans révision, après une croissance révisée de 0,1 % au dernier trimestre 2025.
Le secteur des services tire l'expansion économique
Selon l'ONS, la croissance économique au premier trimestre a été largement généralisée, les trois principaux secteurs contribuant positivement à la production globale.
Le secteur des services a affiché la meilleure performance, se développant de 0,8 % au cours du trimestre et fournissant la plus forte contribution à la croissance du PIB.
Les derniers chiffres indiquent un démarrage de 2026 plus solide par rapport au trimestre précédent, lorsque la croissance économique s'élevait à 0,1 % après révision.
Révision de la croissance annuelle du PIB
L'ONS a également mis à jour ses estimations de croissance annuelle dans le cadre de la dernière publication des comptes nationaux.
Le PIB réel est désormais estimé en hausse de 1,3 % en 2025, légèrement inférieur à l'estimation précédente de 1,4 %.
L'agence a laissé inchangée son estimation pour 2024, avec une croissance annuelle de 1,0 %.
Par habitant, le PIB réel a augmenté de 0,6 % au premier trimestre 2026.
Par rapport au même trimestre un an plus tôt, le PIB réel par tête était en hausse de 0,7 %, selon l'ONS.
Détérioration des finances des ménages
Alors que la production économique globale s'est améliorée, les finances des ménages ont évolué en sens inverse au cours du trimestre.
L'ONS a indiqué que le revenu disponible réel par habitant des ménages a chuté de 0,8 % sur la période janvier‑mars.
Cela fait suite à une hausse de 1,2 % au dernier trimestre 2025.
Le taux d'épargne des ménages a également diminué au cours du trimestre.
Selon l'agence statistique, ce taux a reculé de 0,7 point de pourcentage pour s'établir à 8,9 %, en raison d'une réduction de la contribution de l'épargne hors pensions.
Révisions intégrées dans les dernières estimations
La dernière publication comprend des révisions couvrant la période du premier trimestre 2024 au premier trimestre 2026, conformément à la Politique de révision des comptes nationaux de l'ONS.
L'agence a précisé que les révisions reflètent des données sources mises à jour, y compris l'intégration pour la première fois des données sur la taxe sur la valeur ajoutée (VAT) pour le quatrième trimestre 2025, ainsi qu'un examen des ajustements saisonniers.
Il en a résulté de petites révisions à la hausse et à la baisse de 0,1 point de pourcentage des taux de croissance trimestriels sur 2025.
L'ONS a indiqué que ces changements proviennent d'informations sources mises à jour et d'ajustements saisonniers.
L'ONS souligne un potentiel de nouvelles révisions
L'ONS a noté que les premières estimations du PIB restent susceptibles d'être révisées à mesure que des informations supplémentaires deviennent disponibles.
Selon l'agence, son analyse publiée montre que la révision absolue moyenne entre la première estimation trimestrielle du PIB et l'estimation correspondante trois ans plus tard est en moyenne de 0,24 point de pourcentage, à la hausse comme à la baisse.
L'agence a expliqué que les révisions sont effectuées à mesure que des données plus complètes deviennent disponibles via le processus annuel d'équilibrage offre‑utilisation, permettant aux estimations de refléter une base de preuves plus large.