La cession à venir des activités d'EDF Power Solutions (énergie renouvelable) aux Etats-Unis et au Canada au fonds d'investissement américain KKR est estimée à environ 4,2 milliards de dollars, a indiqué le géant français de l'électricité.
Cette transaction, annoncée vendredi dernier mais dont le montant n'avait pas été précisé, valorise ces activités "en valeur de titres à un prix d'environ 4,2 milliards de dollars, assortie de compléments de prix pour un montant maximal de 0,39 milliard de dollars", écrit EDF dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi.
Il s'agit du "plus gros investissement de KKR dans le secteur des énergies renouvelables", a indiqué pour sa part le fonds américain dans un communiqué séparé.
Il répond à "l'augmentation attendue de la demande en électricité aux États-Unis, portée par l'essor rapide des centres de données, la relocalisation des activités industrielles et l'électrification de l'économie", selon le directeur général chez KKR, Cecilio Velasco, cité dans le communiqué.
L'opération, qui pourrait intervenir au cours du second semestre 2026, reste soumise à l'obtention des autorisations réglementaires. Elle permettrait "une réduction de la dette financière nette d'EDF d'environ 5,5 milliards de dollars", selon le géant français de l'électricité.
EDF Power Solutions développe, construit et exploite principalement des centrales électriques renouvelables et des installations de stockage.
"Aux Etats-Unis et au Canada, la société gère un portefeuille d'actifs renouvelables d'une capacité nette totale de 5,6 GW", avait précisé EDF vendredi dans un précédent communiqué.
Cette cession intervient dans un contexte où EDF revoit son portefeuille d'actifs.
"L'objectif est de maximiser la capacité financière d'EDF afin de déployer de nouvelles solutions compétitives et bas-carbone dans les activités d'excellence opérationnelle du groupe, le nucléaire, l'hydraulique et les renouvelables", explique son PDG Bernard Fontana, cité dans le communiqué.
Le groupe a notamment besoin de fonds afin de financer la construction des six nouveaux réacteurs EPR2, dont le coût est estimé à 72,8 milliards d'euros.