Gold slipped below $4000 as a stronger dollar, Fed rate-hike bets and US jobs data kept bullion under pressure.

La glissade de l'or sous $4,000 n'est pas tant une fuite vers la sécurité qu'un réajustement de la position qui a porté le métal précieux au cours du premier semestre.

Le métal reste, par ses standards historiques, proche des niveaux records, mais le sentiment du marché a changé. Les opérateurs ne paient plus une prime uniquement pour le risque lié à la guerre.

Ils se demandent si une inflation tenace, des rendements du Trésor plus fermes et un marché du travail américain résilient donnent à la Réserve fédérale une marge pour maintenir une politique restrictive, ou même relever de nouveau les taux.

La vigueur du dollar prend le dessus

L'or au comptant a reculé pour la troisième séance en Asie mercredi, retombant sous la barre des $4,000 l'once et restant proche du creux de sept mois atteint mardi.

Les contrats à terme américains sur l'or se sont également affaiblis, prolongeant une vente qui a déjà infligé au métal la plus forte chute trimestrielle depuis 2013 et une quatrième baisse mensuelle consécutive.

La pression provient des mêmes forces qui ont porté le dollar.

Les incertitudes autour des discussions US-Iran ont maintenu une prime géopolitique, mais ont aussi ravivé les inquiétudes sur les coûts énergétiques et l'inflation.

Ce mélange a été plus favorable au billet vert qu'au métal.

Pour l'or, le problème est simple : lorsque le dollar monte et que les anticipations de taux se durcissent, l'absence de rendement du métal devient plus difficile à ignorer.

Les données sur l'emploi entretiennent la thèse d'une Fed restrictive

Les données américaines de mardi ont donné plus d'arguments aux faucons. Les offres d'emploi ont augmenté à 7.594 million en mai, le niveau le plus élevé en deux ans, tandis que la confiance des consommateurs a progressé à 91,2 en juin.

Les détails n'étaient pas uniformément solides, mais suffisamment fermes pour indiquer que le marché du travail n'a pas cédé.

La présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, a également relancé la thématique du risque de taux, déclarant que des coûts d'emprunt plus élevés pourraient encore être nécessaires si les pressions inflationnistes ne s'atténuent pas.

Les marchés à terme attribuent une forte probabilité à au moins une hausse de la Fed d'ici septembre, faisant des données sur l'emploi de cette semaine un élément central pour les opérateurs de l'or.

Le rapport ADP sur l'emploi privé et l'enquête ISM sur la production manufacturière sont attendus mercredi plus tard, suivis du rapport sur l'emploi non agricole jeudi.

Un chiffre de l'emploi solide approfondirait probablement la pression sur le métal. Un chiffre plus faible pourrait ralentir l'avancée du dollar et laisser de la place à l'or pour se stabiliser.

L'analyse technique favorise la vente lors des rebonds

La présence du président de la Fed, Kevin Warsh, au Forum de la BCE à Sintra sera suivie de près, bien que les investisseurs puissent être déçus s'il évite d'apporter des indications prospectives fermes.

Cela laisserait alors le contrôle aux données plutôt qu'aux messages des banques centrales.

Les fondamentaux restent baissiers. L'or reste en dessous de la moyenne mobile simple à 100 périodes sur le graphique quatre heures, les indicateurs de momentum suggérant un potentiel limité à la hausse.

Source : TradingView

La résistance se situe près de $4,161.80, tandis que $3,985.60 constitue le premier pivot à la baisse. Une cassure nette en dessous de cette zone pousserait les vendeurs à chercher un test de support plus profond.

Pour l'instant, tout rebond semble vulnérable à moins que le dollar ou les anticipations de taux ne s'assouplissent.