Les constructeurs britanniques de véhicules électriques (VE) devront s'acquitter de 1,4 milliard de livres sterling (1,63 milliard euros) de droits de douane si aucune solution n'est trouvée avec l'Union européenne concernant les exigences en matière de contenu local – connues sous le nom de "règles d'origine" –, a estimé mardi la principale association professionnelle du secteur automobile du pays.
L'application de ces règles relatives à l'approvisionnement en pièces, qui avait déjà été reportée une fois en 2023 et doit désormais entrer en vigueur à partir de janvier, entraînera l'imposition d'un droit de douane de 10% sur 70% des modèles de VE à batterie et hybrides rechargeables commercialisés avec l'UE, a indiqué la fédération britannique des constructeurs (SMMT) dans un communiqué.
Les échanges de VE à batterie et hybrides rechargeables entre le Royaume-Uni et l’UE – estimés à 16,4 milliards de livres sterling – sont menacés par une telle réglementation, qui, selon la SMMT, rendrait "bon nombre de ces modèles essentiels moins compétitifs et moins abordables".
Le Royaume-Uni et l’UE constituent l’un pour l’autre le plus grand marché d’exportation de véhicules électriques, dont l’adoption est encouragée comme alternative aux véhicules fonctionnant à l’essence ou au diesel.
La précédente prolongation avait été accordée après que certains constructeurs automobiles ont menacé de fermer leurs usines au Royaume-Uni.