Les perspectives pour l'économie suisse se sont nettement redressées en juin, selon le baromètre du KOF publié mardi, qui est repassé en terrain positif pour la première fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
En juin, ce baromètre - qui donne une indication sur la tendance à court terme du produit intérieur brut (PIB) du pays alpin - a regagné 2,6 points pour remonter à 101,2 points, a indiqué dans son communiqué le très réputé KOF, centre de recherches conjoncturelles de l'école polytechnique fédérale de Zurich.
Pour la première fois depuis mars, il repasse au-dessus de la barre des 100 points, qui marque le seuil de croissance pour l'économie helvétique.
"Les perspectives pour la conjoncture suisse s'améliorent nettement", commente l'institut zurichois, qui calcule ce baromètre tous les mois, dans le communiqué.
Le baromètre du KOF avait fortement chuté en mars dans le sillage des frappes sur l'Iran et du blocage du détroit d'Ormuz mais s'était peu à peu redressé les mois suivants.
En juin, les sous-indicateurs de ce baromètre ont évolué de manière plus favorable dans l'industrie manufacturière et le bâtiment, avec une progression notamment dans les secteurs de la construction automobile et mécanique, du textile et du papier, détaillent les chercheurs de l'institut zurichois.
Mi-juin, la banque centrale suisse a maintenu ses prévisions de croissance pour l'économie suisse, à environ 1% pour 2026 et environ 1,5% pour 2027, soulignant que l'économie suisse a bien résisté face aux répercussions du conflit au Moyen-Orient.
Le ministère de l'Economie a en revanche légèrement abaissé ses prévisions, à 0,9% pour 2026 (contre 1% attendu auparavant) et à 1,6% pour 2027 (contre 1,7% précédemment) au vu du climat d'incertitudes "élevées".
Au premier trimestre, la Suisse a vu sa croissance accélérer à 0,4% (contre 0,2% au trimestre précédent) grâce à la demande dans l'industrie qui a aidé à compenser une évolution plus contrastée dans d'autres secteurs.
Lors de la mise à jour de ses prévisions conjoncturelles mi-juin, le ministère de l'Economie a précisé que "les données et enquêtes disponibles" jusqu'alors vont dans le sens d'une "nouvelle augmentation du PIB au deuxième trimestre".