Le titre d'Abivax s'envolait mardi à la Bourse de Paris après la publication d'un essai clinique jugé concluant par la biotech française pour le traitement d'une maladie du tube digestif.
Il y a un mois, la publication des résultats du même essai de phase 3 avait fait fuir les investisseurs, inquiets des effets secondaires de ce traitement, avec la mention de trois cas de tumeurs malignes.
Vers 10H00 GMT (12H00 de Paris), le titre d'Abivax s'envolait sur l'indice élargi du SBF 120 à 113,10 euros (+35,77 %). Le titre est également coté au Nasdaq à New York.
La direction d'Abivax prévoit une conférence téléphonique à 20H30 GMT pour présenter les résultats de l'essai aux investisseurs.
Abivax prévoit de déposer au quatrième trimestre 2026 une "demande d'autorisation de mise sur le marché" de son traitement.
Dans le détail, il s'agit de l'"obéfazimod", un traitement de la "rectocolite hémorragique", une maladie inflammatoire chronique du côlon et du rectum.
Dans son communiqué lundi, Abivax a indiqué que l'obéfazimod "a apporté un bénéfice clinique significatif" aux patients.
"L'augmentation de la dose d'obéfazimod à 50 mg a permis de rétablir une rémission clinique chez 45,5% des patients ayant rechuté au cours" d'un essai précédent, précise la société.
"Les données de sécurité (...) apportent des éléments de contexte importants (...) relatives aux cancers rapportés à l'issue de l'analyse de la partie 1 de l'essai de maintenance", ajoute la biotech française.
Début juin, l'entreprise soulignait déjà "la commodité d'un traitement oral administré une fois par jour" au terme d'un "essai mondial" de 44 semaines.
Dans son "résumé des données de tolérance" sur les effets secondaires, le communiqué mentionnait cependant trois cas de tumeurs malignes dont deux cancers (prostate et sein) et un cas de dysplasie colique (anomalie du développement d'un tissu).
Cette mention avait fait fuir les investisseurs. Le titre d'Abivax s'était effondré de quelque 30%.
Pourtant Abivax s'était défendu en mettant en avant que ces cancers ont été considérés par des spécialistes "comme non liés au traitement"
"L'élargissement de la base de données de sécurité à long terme continue d'apporter des éléments rassurants, les taux observés de cancers et de cancers de la peau non mélanomes restant cohérents avec les taux d'incidence attendus dans la rectocolite hémorragique", estime Remo Panaccione, professeur de médecine et directeur de la clinique des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) à l'Université de Calgary, cité dans le nouveau communiqué.