Les indices boursiers new-yorkais ont été portés par le secteur technologique lundi, qui a retrouvé de l'éclat après une semaine mitigée, tandis que les places européennes ont terminé la séance en repli.

A Wall Street, le Dow Jones a gagné 0,59%, l'indice Nasdaq à forte coloration technologique a avancé de 2,07% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 1,17%.

"Aujourd'hui, tout a tourné autour des Sept Magnifiques (surnom donné aux poids lourds américains de la tech, ndlr), qui sont en train de rebondir, et c'est ce qui a tiré le marché à la hausse", assure auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, du cabinet d'investissement Edward Jones.

Pour sa première séance de cotation sur l'indice historique Dow Jones, Alphabet - maison mère de Google - a vu son titre progresser de près de 5%, soit un gain de pratiquement 200 milliards de dollars de capitalisation boursière.

"Bien que les inquiétudes grandissent concernant le commerce lié à l'IA et sa viabilité à long terme, les +Sept Magnifiques+ devraient continuer à porter la croissance des bénéfices cette année", souligne Kathleen Brooks de la plate-forme XTB.

Ces entreprises se sont beaucoup impliquées dans le développement de la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle, à coups de centaines de milliards de dollars.

Ces gigantesques investissements ne sont pas leur apanage: lundi le gouvernement sud-coréen a dévoilé un plan colossal équivalant à plus de 1.000 milliards d'euros au total sur dix ans, pour construire des usines de semi-conducteurs avancés et des centre de données pour l'IA.

L'industrie pèse en Europe

En Europe, l'enthousiasme n'était pas autant de la partie.

Sur fond d'échanges assez faibles, l'attentisme et la prudence ont prévalu à Paris (-0,21%) où la bonne santé de la défense (Thalès, +1,85%) n'a pas compensé le recul des valeurs industrielles (Saint-Gobain -3,80%, Renault -3,05%, Stellantis -2,66%).

Francfort (-0,18%) et Milan (-0,20%) ont aussi connu un mouvement légèrement baissier.

Les investisseurs londoniens (-0,23% pour le FTSE 100) ont écouté le possible futur premier ministre travailliste, Andy Burnham, réputé moins en phase avec les marchés que le sortant Keir Starmer.

M. Burnham semble avoir rassuré les créanciers de l'Etat en promettant de décentraliser les leviers du pouvoir en dehors de Londres.

Les rendements à dix ans (taux d'intérêt) ont reculé à 4,71%, contre 4,73% précédemment.

"Nous ne savons pas encore vraiment en quoi consiste son programme économique. Il pourrait se montrer un peu plus créatif en matière de règles budgétaires, ce qui pourrait déplaire aux marchés", prévient Neil Wilson de la plateforme Saxo.

Marché obligataire calme à l'approche de la réunion des banquiers centraux

Le calme a été de mise sur les marchés obligataires (taux d'intérêts attachés à la dette des Etats), à l'approche de la réunion des grands banquiers centraux à Sintra au Portugal.

Le rendement du "Bund" allemand à dix ans repassait la barre des 2,85% et son équivalent français restait compris entre 3,63% et 3,64%.

Le rendement de l'emprunt américain pour la même échéance restait stable vers 20H45 GMT, à 4,37% comme vendredi à la clôture.

Les investisseurs attendent aussi une multitude de données sur l'emploi aux Etats-Unis, susceptibles de les éclairer sur la trajectoire monétaire poursuivie par la banque centrale américaine (Fed).

Le pétrole en petite hausse

Le président américain Donald Trump a assuré lundi qu'il y aurait bien une rencontre mardi au Qatar entre délégations américaine et iranienne, et ce à la demande de Téhéran, qui venait de son côté de démentir cette affirmation.

Cette annonce intervient alors que les deux camps ont décidé, selon un responsable américain, de cesser leurs attaques, menées en dépit de la signature d'un protocole d'accord mi-juin.

Le baril de Brent, référence internationale, a gagné 1,61% à 73,15 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, s'est octroyé 2,20% à 70,75 dollars.