La Bourse de Paris est attendue en hausse lundi à l'ouverture, profitant de l'arrêt des frappes au Moyen-Orient durant le week-end, qui entraine une accalmie sur les prix du brut.

Le contrat à terme sur l'indice CAC 40 évoluait en progression de 0,75% une quarantaine de minutes avant l'ouverture des marchés européens à 07H00 GMT. Vendredi, l'indice CAC 40 avait terminé dans le vert (+0,88% à 8.372,28 points).

"Les indices européens devraient ouvrir en hausse", indique John Plassard, analyste chez Cité Gestion, "profitant de l'accalmie observée au Moyen-Orient après l'absence de nouvelles frappes entre les États-Unis et l'Iran durant le week-end".

Le Moyen-Orient sort d'une troisième nuit consécutive sans frappes. L'ambassadeur américain à l'ONU a assuré que Donald Trump voulait laisser une chance à diplomatie, faisant chuter les prix du pétrole lundi.

"Ce que fait le président en ce moment, (...) c'est laisser de la place aux négociations. Les négociations se poursuivent", a assuré dimanche Mike Waltz dans des médias américains, tout en soulignant que M. Trump n'avait pas renoncé à la nouvelle escalade dont il a menacé la République islamique: il "garde toutes les options sur la table".

"Le recul marqué du pétrole, avec un Brent repassé sous les 90 dollars, a également favorisé une détente des rendements obligataires, les investisseurs estimant que les risques inflationnistes liés à l'énergie pourraient s'atténuer à court terme", poursuit John Plassard.

Les investisseurs restent toutefois prudents au départ d'une semaine marquée par la publication des résultats de Microsoft, Meta, Apple et Amazon.

Ils devraient permettre "de mesurer si les investissements massifs dans l'intelligence artificielle commencent réellement à se traduire par des bénéfices", souligne l'analyste de Cité Gestion.

L'attention sera également fixée sur la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), la deuxième présidée par son nouveau patron Kevin Warsh.

La plupart des investisseurs s'attendent à un cinquième statu quo consécutif (les taux directeurs sont entre 3,50% et 3,75% depuis décembre), selon l'outil de veille CME FedWatch.