par Anushree Mukherjee

Les cours du pétrole ont enregistré sur la période avril-juin leur plus forte baisse trimestrielle depuis le début de la pandémie de COVID-19 en 2020, malgré les incertitudes entourant encore les négociations entre les États-Unis et l'Iran en vue de mettre un terme définitif à leur guerre.

Les contrats à terme sur le Brent d'août ICEEUR:BRN1!, qui expirent mardi, étaient en hausse de 0,21%, soit 15 cents, à 73,30 dollars le baril à 13h02 GMT. Toutefois, ils ont enregistré une troisième baisse mensuelle consécutive, avec un recul d'environ 20% depuis le début du mois de juin.

Le contrat de septembre ICEEUR:BRN1!, plus activement négocié, a gagné 0,61%, soit 45 cents, à 74,36 dollars le baril.

Le West Texas Intermediate (WTI) NYMEX:CL1!, le contrat américain pour août, a progressé de 0,51%, soit 36 cents, à 71,11 dollars le baril. Il affichait toutefois une baisse pour le deuxième mois consécutif, d’environ 19%, depuis le début du mois de juin.

Depuis le début du trimestre, le Brent a reculé d’environ 38% et le brut américain WTI a chuté d’environ 30%. Leurs cours sont tous deux proches de leurs niveaux d’avant-guerre.

"Je ne dirais pas que le marché a éliminé la prime de risque, mais les navires auparavant bloqués sont désormais disponibles grâce à l’augmentation du nombre de navires quittant le golfe, ce qui crée une vague temporaire de nouvelles offres", a déclaré Giovanni Staunovo, analyste à la banque UBS.

Morgan Stanley a indiqué qu’il tablait désormais sur un excédent implicite du marché mondial du pétrole de 4,8 millions de barils par jour en 2027.

Un responsable qatari a cependant déclaré mardi que les hauts représentants américains arrivés à Doha ne tiendront pas de réunion avec l’Iran, jetant ainsi le doute sur l’avancement des efforts visant à mettre un terme définitif à la guerre et à rouvrir pleinement le détroit d’Ormuz.

En revanche, des discussions auront lieu cette semaine sur des questions telles que la sécurité régionale, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed Al Ansari, lors d’un point presse.

Les analystes ont revu à la baisse leurs prévisions de prix du pétrole pour 2026 pour la première fois depuis le début des combats, après cinq hausses mensuelles consécutives. La réouverture du détroit a apaisé les craintes d’une perturbation prolongée de l’approvisionnement, selon un sondage Reuters publié mardi.

Par ailleurs, l'agence étatique chargée de la commercialisation du pétrole irakien a proposé des remises importantes sur ses prix de vente officiels afin d’encourager les acheteurs à terme à charger du brut de Bassorah depuis son terminal situé dans le golfe Persique en juillet, selon des sources commerciales et un document consulté par Reuters.