Silver slipped near $58.80 as Hormuz tensions lifted oil and inflation risks, while Fed rate bets kept pressure on <origin href=
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L'argent éprouve des difficultés à transformer la tension géopolitique en une demande soutenue de valeur refuge.

Le métal a reculé lundi après deux jours de gains, s'échangeant autour de 58,80 $ l'once en Asie, alors que de nouveaux affrontements entre les États-Unis et l'Iran près du détroit d'Hormuz ont fait remonter le pétrole et ravivé les craintes d'inflation.

Le repli n'a pas été prononcé, en partie parce que Washington et Téhéran ont accepté de suspendre les attaques avant des pourparlers à Doha cette semaine.

Mais pour l'argent, le principal vent contraire reste familier : une Réserve fédérale dont les marchés s'attendent toujours à ce qu'elle fasse preuve d'une posture restrictive si l'inflation reste tenace.

Le risque d'Hormuz ranime le pari inflationniste

La pression la plus récente est survenue après de nouveaux échanges militaires entre les États-Unis et l'Iran autour du Golfe, une région centrale pour les flux énergétiques mondiaux.

Toute perturbation autour du détroit d'Hormuz se répercute rapidement sur les prix du brut car cette voie maritime prend en charge une part majeure des expéditions pétrolières par mer.

Un pétrole plus haut est embarrassant pour l'argent. En théorie, les métaux précieux peuvent profiter d'une montée des craintes inflationnistes. En pratique, le marché interprète le mouvement énergétique comme une raison supplémentaire pour la Fed de maintenir une politique monétaire restrictive.

Cela pèse sur les actifs sans rendement comme l'argent, d'autant que le dollar reste ferme.

Les analystes voient cela davantage comme un pari sur la politique monétaire que comme une pure recherche de valeur refuge. Le risque inflationniste augmente, mais ce qui compte le plus pour les métaux, c'est la réaction probable des banques centrales.

Les pourparlers de Doha limitent la baisse

La vente a été contenue par des signes que la diplomatie ne s'est pas effondrée.

Les États-Unis et l'Iran auraient convenu d'interrompre les attaques avant que des délégations ne se réunissent au Qatar mardi pour discuter du détroit d'Hormuz et du conflit plus large.

Cette pause donne aux opérateurs une raison de ne pas pousser l'argent trop bas de manière agressive.

Si les pourparlers débouchent sur des garanties plus claires pour la navigation via Hormuz, le pétrole pourrait rendre une partie de sa prime de risque et alléger une source de pression inflationniste.

Cependant, le marché a peu de chances de priser rapidement une paix durable.

Les attaques récentes contre des navires et des cibles militaires ont montré combien le cessez-le-feu reste fragile, et l'argent restera sensible aux titres en provenance du Golfe.

La Fed et les données sur l'emploi déterminent le prochain mouvement

Le calendrier intérieur américain pourrait décider si l'argent peut se stabiliser.

Les traders évaluent une probabilité importante d'une hausse des taux de la Fed dès septembre, tandis que les données sur le marché du travail de cette semaine constitueront le prochain test majeur de cette hypothèse.

Les économistes s'attendent à ce que les créations d'emplois non agricoles de juin augmentent d'environ 114 000, le taux de chômage restant à 4,3 %.

Un rapport plus solide étayerait l'argument selon lequel l'économie peut absorber une politique plus stricte, maintenant la pression sur l'argent.

Un chiffre de l'emploi plus faible pourrait offrir un répit au métal en faisant baisser les rendements et le dollar.

En attendant, FX:XAGUSD reste pris entre deux forces : l'incertitude géopolitique qui soutient les replis, et le risque de resserrement de la Fed qui plafonne les reprises.